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Climatologie > Climat
Les paramètres orbitaux terrestres
Parmi les facteurs de variabilité naturelle du climat qui ont été étudiés, les paramètres orbitaux de la Terre sont sans conteste les plus importants, et leur rôle est désormais extrêmement bien connu suite à une théorie due à l'astronome yougoslave Milutin Milankovic (1879-1958) et au météorologiste belge André Berger.
L'activité solaire
L'activité solaire présente une forte variabilité cyclique sur une large gamme daéchelles de temps : cycle de 11 ans associé au nombre de taches solaires, cycle de 22 ans résultant du renversement du champ magnétique de ces taches, etc...
Un certain nombre de corrélations liant activité solaire et paramètres climatiques ont été établies mais pas toujours totalement convaincantes. On note toutefois que les périodes d'activité solaire minimale correspondent à des épisodes froids, par exemple pendant les deux périodes les plus froides du « petit âge glaciaire » aux XVème et XVIIème siècle.
La constante solaire (l'énergie par unité de surface qui arrive au sommet de l'atmosphère) dépend du nombre de taches solaires, mais aussi d'autres paramètres liés au Soleil comme son activité magnétique. En effet une variation de 1 % de la constante solaire suffit pour modifier de 0,6 dC la température moyenne à la surface de la Terre.
L'oscillation australe et l'oscillation nord-atlantique
Deux phénomènes océaniques, El Nino et La Nina, constituent aussi des éléments majeurs de la variabilité du climat.
En période El Nino, on observe des températures de surface anormalement chaudes dans le centre et l'est du Pacifique autour de l'équateur.
En période La Nina, on enregistre dans la même zone des températures de surface anormalement froides.
El Nino et La Nina constituent les deux états extrêmes de ce que l'on appelle l'oscillation australe. Du fait du fort couplage existant entre océan et atmosphère, ils se traduisent dans l'atmosphère par une variation à intervalles irréguliers (3 à 7 ans) du champ de pression moyen entre l'ouest et le sud-est du Pacifique tropical.
On appelle souvent ENSO (El Nino-Southern Oscillation) l'ensemble de ces phénomènes atmosphériques et océaniques.
En période El Nino, la configuration du champ de pression dans le Pacifique équatorial se traduit par un déplacement vers l'est des zones de fortes pluies qui se produisent normalement dans les régions voisines de l'Indonésie.
La zone dépressionnaire localisée dans l'ouest du Pacifique se déplace vers l'est et est remplacée par une zone de hautes pressions, à la suite de la disparition des alizés dans cette zone. Les températures de surface de la mer, plus élevées qu'à l'ordinaire, renforcent l'activité convective et génèrent donc des précipitations intenses sur les côtes de l'Équateur et du nord du Pérou. Il en résulte également en général des conditions de sécheresse anormale en Indonésie, aux Philippines et dans le nord de l'Australie.
Les deux phénomènes ont des effets sur la quasi-totalité du globe, mais de façon très régionalisée. Leurs effets se font sentir essentiellement dans la ceinture intertropicale mais ils ont également des impacts significatifs aux latitudes plus tempérées.
<<< NAO négative
NAO positive >>>
L'oscillation nord-atlantique (NAO, North Atlantic Oscillation) se caractérise par un dipôle d'anomalies de pression de signes opposés entre le sud et le nord du bassin atlantique, l'une centrée sur le sud du Groenland et l'autre vers les latitudes comprises entre 35d et 40d N.
La phase « positive » de la NAO reflète des pressions inférieures à la normale aux hautes latitudes de l'Atlantique nord et supérieures à la normale au-dessus de l'Atlantique nord central, de l'Europe et de l'est des États-Unis.
Elle se traduit par un renforcement de la composante ouest des vents au-dessus de l'Atlantique nord et, dans ces conditions, les dépressions atlantiques ont tendance à passer au nord du bassin. Ces conditions sont souvent associées, d'une part, à des températures hivernales supérieures à la normale au-dessus d'une grande partie de l'Europe, et inférieures à la normale au Groenland, dans le sud de l'Europe et au Moyen-Orient ; d'autre part, à des précipitations supérieures à la normale au-dessus de l'Europe du Nord et la Scandinavie, et inférieures à la normale au-dessus de l'Europe centrale et méridionale.